Premières vues anciennes

Paul Éluard

Premières vues anciennes

Paris, Tiré à part de Minotaure n° 10, 1937.
1 vol. (245 x 320 mm) de 8 p. ch. 49 à 55 sur papier vélin teinté, couverture imprimée d’une vignette.

Rare tiré à part, imprimé à quelques exemplaires. 

Cette anthologie est une mosaïque de maximes, d’aphorismes, de conseils et de clés pour mieux vivre, récoltés ici et là parmi les textes de ceux qu’il considérait comme ses précurseurs : Feuerbach, Blake, Novalis, Carroll, Laforgue, Lautréamont, Mallarmé, Freud, Piaget, entrecoupée de commentaires d’Éluard : « Si Baudelaire, Lautréamont, Rimbaud, paraissent pleins de remords, c’est que leur solitude est illimitée (…) leurs ancêtres les hantent, ils en viennent à se penser morts entre les morts (…) Depuis plus de cent ans, les poètes sont descendus des sommets sur lesquels ils se croyaient. Ils sont allés dans les rues, ils ont insulté leurs maîtres, ils n’ont plus de dieux, ils osent embrasser la beauté et l’amour sur la bouche, ils ont appris les chants de révolte de la foule malheureuse et, sans se rebuter, essaient de lui apprendre les leurs […]. La solitude des poètes, aujourd’hui, s’efface. Voici qu’ils sont des hommes parmi les hommes ; voici qu’ils sont des frères » (déclaration qu’il avait faite à I’occasion de l’Exposition internationale du surréalisme).

Cette anthologie allait être remaniée pour connaître son édition définitive dans Donner à voir, publié en 1939.

Provenance : Bibliothèque José Corti.

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