Portrait de Paul Éluard, par Henri Martinié

Paul Éluard

Portrait de Paul Éluard, par Henri Martinié

S.l.n.d. [circa 1930].
1 tirage argentique en noir (15 x 22 cm), sous passe-partout.

Tampon “Collection Sirot-Angel”.

Beau et célèbre portrait de Paul Éluard, vers 1930.

Cette épreuve originale est issue de la collection Sirot-Angel, du nom de l’un des premiers collectionneurs français de clichés et tirages photographiques. Elle est l’oeuvre de Henri Martinie, qui réalise entre 1920 et 1940 un ensemble exceptionnel de portraits d’écrivains français et étrangers en visite à Paris.

“La carrière d’Henri Martinie, né en Corrèze en 1885, s’illustre particulièrement dans le domaine littéraire. Dans son studio parisien de la rue de Penthièvre, il réalise entre 1920 et 1940 un ensemble exceptionnel de portraits d’écrivains français et étrangers en visite à Paris, parmi lesquels Philippe Soupault, Georges Bernanos, Jean Cocteau, James Joyce, Francis Scott Fitzgerald ou Paul Eluard. Le Studio Martinie travaille par ailleurs régulièrement à l’Assemblée Nationale où il bénéficie d’un emplacement réservé, réalisant en série de très nombreux portraits des députés et ce, jusqu’aux années 1950. Henri Martinie décède à Paris en 1965. L’ensemble de sa production – près de 15.000 négatifs – a été acquis par l’Agence Roger-Viollet en 1968” (notice du site Roger-Viollet). Une variante (de profil) de ce portrait a été reproduit dans le catalogue Les Livres surréalistes de la librairie José Corti (1932), dans lequel le nom du photographe est annoncé comme «Ph. Martinie» et non Henri.

Dès 1919, Georges Sirot entreprend une collection de photographies anciennes, il est alors un des tout premiers, avec Gabriel Cromer et Albert Gilles, à rechercher les épreuves du xixe siècle facilement disponibles alors au marché aux puces. Il constitue au fil des ans une importante collection de plus de 60 000 clichés et plusieurs centaines d’albums. Considérant que le prix des photographies devient trop élevé et qu’il devient difficile d’en trouver, il décide d’arrêter sa collection. En 1955, il décline l’offre d’un américain et accepte celle du Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale : il se sépare alors d’environ soixante-treize-mille documents dont Le chemin de fer Paris-Boulogne d’Édouard Denis Baldus (1855), Le camp de Châlon de Gustave Le Gray (1857), des images de Victor Hugo à Guernesey (1853-1856)…, complétées par la suite d’un don de 15 000 clichés. Il recommence dans la foulée à collectionner en collaboration avec Henriette Angel, cette fois-ci en se concentrant sur des portraits de personnalités et d’écrivains, en fondant une agence photographique, qui contenait également quelques milliers de clichés non cédés à la BnF.

Les épreuves de cette nouvelle collection, poursuivi jusqu’à sa mort en 1977, portent le cachet ” collection Sirot-Angel”.

Celle-ci porte le premier cachet de la collection, avec la marque ” G. Sirot, rue Jacob “.

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