Portrait de Leysin, 1948

Albert Camus

Portrait de Leysin, 1948

[Leysin, Alpes Vaudoises, janvier 1948].

Tirage argentique d’époque (90 x 120 mm), mention manuscrite au dos, sous encadrement.

 

Épreuve originale du « portrait de Leysin ».

Exemplaire René Char, avec ses initiales au verso, et cette note : “Albert Camus jeune homme”.

 

Ce dernier a alors 35 ans. Nous sommes en janvier 1948, Albert Camus doit soigner sa tuberculose. Il se rend au sanatorium du Grand Hôtel à Leysin, en Suisse (canton de Vaud), où il rejoint Michel Gallimard qui y séjourne pour les mêmes raisons ; les deux hommes, accompagnés de l’épouse de Michel Gallimard, Janine, resteront sur place du 19 janvier jusqu’au 8 février. C’est pendant cette période que Camus termine L’État de siège et commence la rédaction des Justes.

 

Ce célèbre portrait, dont un contretype est ensuite rentré aux archives Gallimard, a été utilisé par l’éditeur après l’obtention du Nobel ; il donnera alors lieu à plusieurs agrandissements (175 x 230 mm) et sera communiqué à la presse à ce moment-là. On en connaît plusieurs épreuves, certaines dédicacées ou simplement signées et datées par Camus (toutes datées 1958, au moment du Nobel ; au moins trois). Une épreuve, non signée, était également présente dans la collection Gisèle et Mario Prassinos (Paris, Auction Art, février 2014, n° 47).

 

Aucun tirage d’époque au format d’origine n’est connu en dehors de notre épreuve. Comme plusieurs des autres photographies faites en leur compagnie, à Paris ou en Normandie, chez les Gallimard, c’est Janine qui tient l’appareil. C’est donc elle qui œuvre ici.

 

Ce tirage, unique, fut-il offert à René Char par Camus ? C’est peu probable – et la note au verso fait pencher pour une cession posthume et non une offrande faite de son vivant.

La piste privilégiée étant que Char, au moment de déménager le bureau rue Sébastien Bottin ou le studio de la rue de Chanaleilles après la mort de Camus, ne l’ait récupéré à ce moment, ou que Francine lui ait donné, en souvenir de son amitié. La photographie est ensuite restée la propriété du poète jusqu’à sa mort.

Iconique photographie d’Albert Camus, à rapprocher du portrait réalisé au studio Harcourt la même année 1948.

 

 

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