Pas de bavards à la Muette

Léo Malet

Pas de bavards à la Muette

Paris, Éditions Robert Laffont, (25 juin) 1956.
1 vol. (120 x 190 mm) de 233 et [4] p., 1 f. Broché, sous couverture illustrée.

 

Édition originale.
Rare premier tirage, sous la première couverture (bonne liste des titres en dernière de couverture et achevé d’imprimer du 25 juni), et en service de presse imprimé.

Envoi signé : « à Germaine Beaumont, la main très amie de Nestor mélanco., de tout cœur, Léo Malet ».

 

Le roman, qui se déroule dans le XVIe arrondissement de Paris, est le huitième des Nouveaux Mystères de Paris, un cycle de quinze romans policiers publiés par Léo Malet entre 1954 et 1959. Elle met en scène son détective fétiche, Nestor Burma, créé en 1943 dans le 120, rue de la Gare. Chaque énigme a pour décor un des arrondissements de Paris : « L’idée m’est venue au pont de Bir-Hakeim. Devant ce paysage de Paris, je me suis dit que c’était quand même extraordinaire que personne n’ait jamais pensé à faire un vrai film sur Paris à part Louis Feuillade. J’ai eu l’idée confuse de romans policiers très différents de Fantômas, qui se passeraient chacun dans un quartier ou arrondissement et il y en aurait plusieurs. » Son camarade Maurice Renault, l’éditeur de nombre de romans policiers et populaires d’après-guerre, lui souffle alors un titre, en référence au feuilleton d’Eugène Sue Les Mystères de Paris. Le projet n’ira pas à son terme, pour des raisons de santé : c’est lors de la rédaction du seizième titre des Nouveaux Mystères, qui devait se dérouler dans le XIe et s’intituler La Méprise de la Bastille, que Malet ressentit une grande fatigue qui allait le contraindre au repos. Il n’y reviendra plus par la suite, comme il s’en explique dans La Vache enragée, son autobiographie (p. 221). Cinq arrondissements de la capitale française ne seront jamais traités : les VIIe, XIe, XVIIIe, XIXe et XXe.


Rare édition, ici de bonne provenance
: influencée par l’oeuvre de Colette et de Virginia Woolf, Germaine Beaumont est la première lauréate du prix Renaudot. Elle présida par la suite le Femina, où elle révéla notamment André Dhôtel avec Le Pays où l’on n’arrive jamais. Anglophone, on lui doit les traductions de grands livres, dont Petit Déjeuner chez Tiffany de Truman Capote et Journal d’un écrivain de Virginia Woolf. Proche amie de Malet, elle se passionna pour l’univers des romans policiers, rédigeant entre 1966 et 1977 des articles de critique littéraire dans Mystère magazine où « elle prône un roman policier sortant de sa marginalité pour devenir roman à part entière ». Selon le mot de Colette, elle écrivait « des romans policiers sans policiers ».

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