Naissance et jour levant d’une amitié

Albert Camus

Naissance et jour levant d’une amitié


Genève, Edwin Engelberts, (mai) 1965.
1 vol. (150 x 170 mm) en accordéon de 5 f. dépliants sous couverture trois rabats.

Édition originale.
Tirage unique à 100 exemplaires (n° 4).

Ils contiennent, en fin, une photographie originale d’Henriette Grindat : un portrait de Camus, pris dans le Vaucluse en 1952.

Exemplaire offert par René Char à sa compagne du moment, Maryse Lafont, justifié à l’encre “Ex. de Maryse. R.C.

Le projet de La Postérité du soleil fut maintes fois repoussé, puis arrêté à la disparition soudaine de Camus, en janvier 1960. On propose à René Char de préfacer la première édition des oeuvres de l’écrivain dans la « Bibliothèque de la Pléiade », à laquelle s’est attelée Roger Quilliot. Mais, en raison de l’amitié étroite qui le liait à Camus, le poète y renonça : « […] Je vous exprime mon regret et mes excuses. Pour être en repos avec moi-même, je dois ajouter que l’affection fraternelle que j’éprouvais pour Camus fait encore écran à mes possibilités de libre jugement touchant son oeuvre grand’ouverte […] Je suis trop sensible à cette dernière pour cependant présenter l’oeuvre de Camus sous ce jour […] ». Mais c’est l’occasion pour Char de mettre en parole la douleur de la perte de son ami, et de relancer, en son souvenir, la publication de La Postérité du soleil. Il décide d’y ajouter ce texte lumineux, qui fut d’abord un enregistrement effectué en janvier 1965 chez Edwin Engelberts, à Genève. Ce livret fut alors composé, en mai, tandis que Char et l’éditeur s’attellent à la composition du volume principal, dont le tirage sera limité à 100 exemplaires – autant que ce tiré à part -, plus 20 hors commerce ; pour ces derniers, le tiré à part sera au format du livre, sans le portrait de Camus.

Le texte sera publié en décembre dans le ‘Nouvel observateur’ de Jean Daniel, en même temps que la parution du livre. Ces 100 exemplaires constituent la véritable édition originale du texte : ces plaquettes furent offerts avant la parution à quelques proches (on connaît ceux offerts à Erwin Engelberts, à Francine Camus, à Henriette Grindat, à Roger Quilliot, à Claude Gallimard, à José Corti, et donc à Maryse Lafont – laquelle fut également dédicataire d’un des XX exemplaires hors commerce), avant que les exemplaires restant ne soient adjoints aux volumes publiés en décembre. En l’espèce, peu d’exemplaires rencontrés la contienne.

Parfait état et belle provenance, au plus proche de René Char.

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Vendu
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