L’Opium des intellectuels

Raymond Aron

L’Opium des intellectuels

Paris, Calmann-Lévy, coll. « Liberté de l’Esprit », (22 avril) 1955
1 vol. (145 x 215 mm) de 337 p. et [1] f. Broché, non coupé.

Édition originale.
Un des 50 premiers exemplaires sur vélin alma (n° 34), seul papier.

De la bibliothèque Jacques Attali.

Raymond Aron interrogé par un journaliste sur la querelle qui l’avait opposé aux intellectuels de son temps : « Eh bien, d’une certaine manière, je suis devenu passionné contre le stalinisme par mauvaise conscience de ne pas m’être exprimé contre l’hitlérisme. […] J’avais été paralysé pour m’exprimer contre Hitler et le national-socialisme. Dans le cas du stalinisme, je n’étais plus paralysé, nous sortions d’un régime totalitaire qui avait répandu le malheur sur le monde. Et j’ai été saisi d’une espèce de fureur, en voyant que tant d’intellectuels de bonne volonté tombaient à nouveau dans le piège du totalitarisme et croyaient qu’un totalitarisme était bon parce qu’il se réclamait d’une doctrine, qui en elle-même est noble, généreuse, rationaliste, humanitaire. Alors j’ai eu une espèce de… fureur […]. Vous le savez, j’ai publié L’opium des intellectuels en 1955, livre auquel je tiens parce que je suis sorti d’une longue crise personnelle provoquée par des malheurs familiaux pour l’écrire et il a été pour moi, pour ainsi dire, la guérison personnelle. »

Il sortit des presses juste avant son élection à la Sorbonne « qui a été une bataille politique incroyable » et un an avant le discours de Khrouchtchev qui lui fera dire « après tout, ce n’était pas nécessaire d’écrire ce livre » !

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