L’Exil et le Royaume

Albert Camus

L’Exil et le Royaume

Paris, Gallimard, (4 mars) 1957
1 vol. (115 x 185 mm) de 229 p., [3] et 1 f. Maroquin rouge doublé, dos à nerfs, titre doré, date en pied, tranches dorées sur témoins, couverture et dos conservés, étui bordé (reliure signée de Semet et Plumelle).


Édition originale.

Un des 45 premiers exemplaires sur hollande (n° 36).

Un des rares titres de Camus où le tirage sur papier hollande constitue le seul tirage de tête – sans hors commerce sur alfa ou madagascar, qui les précèdent souvent.

La Femme adultère avait connu une parution antérieure, en mars 1954, dans une édition illustrée par P.-E. Clairin, et Le Renégat – sous le titre de L’Esprit confus – en tiré à part de la Nfr du 1er juin 1956, à quelques exemplaires sur vélin, non justifiés. C’est la seule nouvelle des six – toutes écrites entre 1954 et 1955 – à être rédigée à la première personne.

L’ensemble forme un recueil homogène de thème, de langue et de ton, qui traitent de six façons différentes, depuis le monologue intérieur jusqu’au récit réaliste, le thème de l’exil. Aux deux premières déjà citées s’ajoutent Les Muets, L’Hôte, Jonas et La Pierre qui pousse.

Une nouvelle plus longue a été écartée du recueil initial, et fut la cause de sa parution différée : dès l’année passée, elle retient suffisamment l’attention de Camus pour être considérablement développée jusqu’à donner La Chute, publié en juin 1956. « La Chute, avant de devenir un long récit, faisait partie de l’Exil et le Royaume. Ce recueil comprend six nouvelles (…). Un seul thème pourtant, celui de l’exil (…). Les six récits ont d’ailleurs été écrits à la suite, bien qu’ils aient été repris et travaillés séparément. Quant au royaume dont il est aussi question dans le titre, il coïncide avec une certaine vie libre et nue que nous avons à retrouver, pour renaître enfin. L’exil, à sa manière, nous en montre les chemins, à la seule condition que nous sachions y refuser en même temps la servitude et la possession. » (Roger Quillot, in Prière d’insérer).

Très bel exemplaire, en reliure doublée, contemporaine de la parution du livre.

Cet exemplaire a figuré dans l’exposition du centenaire, De Tipasa à Lourmarin, 1913-2013.
Il est décrit et reproduit au catalogue (n° 163, p. 118).

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