Lettres à un ami allemand

Albert Camus

Lettres à un ami allemand

Paris, Gallimard, 1945
1 vol. (120 x 185 mm) de 80 p. et [4] f. Broché, non coupé.

Édition originale.
Un des 2250 exemplaires sur alfa Navarre, celui-ci hors commerce (H.C. n° 2213).

Envoi signé : « à M. L. D. Hirsch avec la cordiale sympathie d’Albert Camus ».

Bandeau éditeur conservé.

Ce recueil publié par Gallimard réunit quatre lettres, dont trois préalablement publiées en revue : dans la Revue libre en 1943, dans le troisième numéro des Cahiers de la Libération en 1944, et dans Libertés en 1945. Textes de circonstances, ils forment un exercice de réflexion politique autant qu’un engagement dans la lutte : depuis 1943, Camus, qui a rencontré Francis Ponge et René Leynaud, participe à la résistance en s’associant à l’équipe de Combat, dont il devient rédacteur en chef à Paris.

Dans le numéro du 21 août 1944, Camus signe l’éditorial intitulé « Le Combat continue » où il appelle à regarder plus loin que la Libération : « Ce ne serait pas assez de reconquérir les apparences de liberté dont la France de 1939 devait se contenter. Et nous n’aurions accompli qu’une infime partie de notre tâche si la République française de demain se trouvait comme la Troisième République sous la dépendance étroite de l’argent. »

À la quatrième lettre, Camus a mis en épigraphe une phrase tirée du roman de Senancour, Obermann : « L’homme est périssable. Il se peut ; mais périssons en résistant, et si le néant nous est réservé, ne faisons pas que ce soit une justice. » Dans le corps de la lettre, on peut lire : « Nous avons à faire la preuve que nous ne méritons pas tant d’injustice. »

Louis-Daniel Hirsch est le directeur commercial des éditions Gallimard depuis 1922.
Bel exemplaire.

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