L’Été

Albert Camus

L’Été

Paris, Gallimard, coll. « Les Essais », (février) 1954
1 vol. (125 x 190 mm) de 188 p. et [2] f. Broché, non coupé, chemise et étui.


Édition originale.

Un des 25 premiers exemplaires sur vélin de Hollande (n° 18).

Signalons que 10 exemplaires d’auteurs ont été tirés hors commerce, sur alfa mousse.

Après les querelles idéologiques que ses adversaires ont infligées à L’Homme révolté, Albert Camus se tourne vers un travail plus littéraire en composant ce recueil. Les récits qui le composent ont été écrits entre 1939 et 1953, au rythme des lieux visités ou habités : Oran dont la nouvelle Le Minotaure dresse un fabuleux portrait ; Alger, ville de sa jeunesse… Camus est ici au sommet de son art de prosateur. Les textes regroupés (dont « Le Minotaure » et le célèbre « Retour à Tipasa ») sont parcourus par un lyrisme qui les place dans la continuité de « Noces » : « À minuit, seul sur le rivage. Attendre encore, et je partirai. Le ciel lui-même est en panne (…). L’espace et le silence pèsent d’un seul poids sur le coeur. (…). Délicieuse angoisse d’être, proximité exquise d’un danger dont nous ne connaissons pas le nom, vivre, abus, est-ce courir à sa perte ? A nouveau, sans répit, courons à notre perte. »

Il s’agit d’un des plus petits tirages en grands papiers pour une œuvre de Camus : il suit, par le nombre, les 13 exemplaires du Malentendu et des Justes, les 14 de L’État de siège, les 15 du Mythe de Sisyphe et les 21 du Minotaure ou la halte d’Oran – lequel sera justement repris dans L’Été.

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