Les Souterrains

Jack Kerouac

Les Souterrains

Paris, Gallimard, (juillet) 1964.
1 vol. (120 x 185 mm) de 190 p. et [1] f. Broché.

Édition originale de la traduction française.
Exemplaire du service de presse.

L’exemplaire personnel de Jack Kerouac : le livre par lequel le mot Beatnik fut créé. 

On joint la lettre de l’Agence Hoffman et celle de l’Agence Lord Sterling, adressant quatre exemplaires de la traduction française. L’un de ceux là fut donné à Kerouac ; l’exemplaire porte le tampon de la succession Kerouac « Property of the Estate of Jack Kerouac, John Sampas, Executor the Estate of Jack Kerouac », enrichi du timbre à sec « Jack Kerouac Estate ».

Burroughs, Ginsberg, Ferlinghetti... toutes les figures de la ‘beat generation’ apparaissent – sous d’autres noms – dans ce roman où se noue dans le New York de 1953 une romance entre Kerouac et une jeune Afro-américaine. La relation qu’il venait de vivre avec Alene y était minutieusement décrite, jusque dans les détails les plus intimes. Parce que la jeune femme ne voulait pas que ce manuscrit qu’il lui montra en y mettant le point final fut publié tel quel, il changea certaines choses : San Francisco devint New York, et Mardou (alias Alene) ne serait plus africaine mais indienne.

L’on raconte que Kerouac écrivit ce texte – tenu par d’aucuns (Deleuze par exemple) pour un chef-d’oeuvre – d’un seul jet, en soixante-douze heures et sous l’effet d’une drogue puissante, le Benzédrine. Kerouac expérimenta à cette occasion un style où ses phrases sont de plus en plus longues (la « prose-bop ») avec une ponctuation plus que minimale. Cette écriture rapide et spontanée représentait à ses yeux « la seule littérature possible de l’avenir », tel qu’il le décrit dans ses Éléments essentiels de la prose spontanée, un texte théorique qui exposait sa conception de l’écriture tel qu’il l’avait expérimentée dans Les Souterrains.

C’est à la publication de ce livre en février 1958 que Kerouac dut de subir les foudres de la critique, qui fut dure voire assassine avec ce livre pour lequel il avait un sentiment presque religieux. À cela vint s’ajouter ce jeu de mot qu’une journaliste du “San Francisco Chronicle” inventa à partir du Spountnik des Russes et de cette Beat Generation que Sur la route avait rendue célèbre : le mot « Beatnik » était né et orientait grandement les projecteurs sur Kerouac, nourrissant une exploitation commerciale du phénomène qu’il détestait.

Kerouac obtient « son » exemplaire des Souterrains par son agent littéraire, après l’envoi de « quatre exemplaires justificatifs » envoyé par l’agence parisienne de Boris Hoffman (qui gérait les droits de nombre d’auteurs anglo-saxons en France).

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