Les Possédés

Albert Camus

Les Possédés

Paris, Gallimard, coll. « le Manteau et l’Arlequin », (27 mars) 1959.
1 vol. (120 x 190 mm) de 297 p. et [3] f. Broché, chemise et étui.

 

Édition originale de l’adaptation de Camus.
Pièce en trois actes, adaptée du roman de Dostoïevski

Envoi signé : « à Georges Bataille, son vieil ami, Albert Camus ».

 

En 1951-1952, au moment où a lieu la polémique sur Lautréamont et où paraît L’Homme révolté (…) une autre voix se fait entendre : celle de l’auteur de Madame Edwarda, de L’expérience intérieure et de La part maudite : la voix de Georges Bataille. Dans les numéros 55 (décembre 1951) et 56 (janvier 1952) de la revue qu’il dirige – Critique – Bataille défend en effet Camus et L’Homme révolté (dans lequel il voit un livre capital), contre Breton, mais entend aussi « montrer non seulement l’accord essentiel de Breton et de Camus, mais une coïncidence de la position qui leur est commune avec celle [qu’il a] prise de [son] côté (…) Un an plus tard, en décembre 1952, suite au numéro de mai des Temps Modernes consacré à Camus, Bataille prendra à nouveau la défense de Camus dans le n° 67 de Critique : c’est L’affaire de « L’Homme révolté ». (Albert Gauvin, Bataille à propos de Camus : Le temps de la révolte, Rédact, en ligne, décembre 2012).

 

Les échanges entre les deux hommes furent espacés, mais constants, et ils s’envoyèrent plusieurs de leurs ouvrages : L’Abbé C., Le Bleu du ciel, Le coupable, La part maudite et Sur Nietzsche lui seront dédicacés, tandis que Camus lui offrira, d’après la bibliothèque cataloguée par notre confère Henri Vignes, son étude sur Chamfort, Les Esprits, La Dévotion de la croix, Actuelles II et ces Possédés.

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