Les Œuvres poétiques […]

Remy Belleau

Les Œuvres poétiques […]

Paris, Mamert Patisson, 1578.

2 tomes en 1 vol. (75 x 140 mm) de 110 p. ; [8], 189 et [6] p. ; [3] ff. ; 159 et [3] p. Maroquin rouge, dos orné de filets à froid, double filet à froid sur les plats, dentelle intérieure, tranches dorées sur marbrure (reliure signée de Chambolle-Duru).

Première édition collective, imprimée en caractères italiques, des œuvres de Rémy Belleau. 

Cette édition importante, posthume, contient 337 poèmes et une pièce de théâtre : elle a été publiée à l’initiative de ses amis, peu après le décès du poète survenu le 6 mars 1577.

Le premier tome s’ouvre sur les Amours et nouveaux eschanges des pierres précieuses, considéré comme le chef-d’œuvre du poète, le meilleur du groupe de la Pléiade après Ronsard et du Bellay.  Chaque poème est consacré à une pierre fine ou précieuse :  Belleau avait fait de nombreuses recherches dans toute la littérature antique et moderne pour livrer une sorte d’épopée gemmifère : parcourue par une énergie quasi tellurique, cette œuvre d’un poète devenu minéralogiste (ou joaillier) se place parmi les plus fondamentales de la poésie scientifique ” (Ducimetière).

Les termes choisis dans l’avertissement en tête du volume laissent à penser que son auteur en est l’imprimeur Robert Estienne, dont on retrouve la marque sur le titre. 

Après Les Amours et nouveaux eschanges des pierres précieuses, on trouve les deux journées de la “Bergerie”, un fameux poème qui marque la naissance du genre pastoral où Belleau s’attache à décrire de manière minutieuse et délicate divers tableaux de la nature, puis les “Apparences célestes d’Arat poëte Grec”. 

Le second tome contient la traduction des poésies champêtres d’Anacréon Téien, ses Odes, puis les “Petites inventions, et autres poésies de Remy Belleau”, très augmentées par rapport à l’édition de 1574. Suit une comédie : “La Reconnue”, la seule pièce de Belleau, une comédie bourgeoise qui met en scène les aventures rocambolesques d’une jeune nonne poitevine

convertie à la Réforme et prise comme butin de guerre par un capitaine catholique. 

Cette pièce en cinq actes semble n’avoir jamais été représentée et parait ici pour la première fois.

Enfin, deux pièces originales auxquelles Ronsard a participé : L’Élégie à Jules Gassot secrétaire du roi et surtout le “Tombeau de Remy Belleau“, constitué de six feuillets réunissant des épitaphes grecques, latines et françaises de Dorat, Ronsard, Baïf et Desportes. 

La prose est imprimée en caractères romains tandis que les vers le sont en caractères italiques.

Séduisant exemplaire très grand de marges, dont la hauteur des feuillets (144 mm) est identique à celle de l’exemplaire d’Hector de Backer qui possédait sa reliure d’origine en vélin souple.

L’exemplaire Barbier-Muller, avec ex-libris. 

De Backer, 354 ; Barbier, “Ma Bibliothèque poétique”, 3e partie, n° 40, pp. 221 et suivantes) ; USTC, 7854 ; Tchemerzine II, 93-94 ; J. P. Barbier-Mueller, III, n° 76 ; N. Ducimetière, Mignonne…, n° 42 ; Renouard, p. 180 ; Diane Barbier-Mueller, Inventaire…, n° 48.

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