Les Nourritures terrestres

André Gide

Les Nourritures terrestres

Paris, Mercure de France, 1897.

1 vol. (120 x 185 mm) de 210 p. et [2] f. Maroquin bleu nuit, dos à nerfs orné de compartiments de filets à froid, triple filet d’encadrement double sur les plats, doublures et gardes bord à bord de maroquin à long grain orange, tranches dorées sur témoins, couverture et dos conservés (reliure signée de [Roger] Devauchelle).

Édition originale.

Un des 12 exemplaires numérotés sur hollande – seul grand papier avec 5 Japon (3 sont numérotés, et deux sont de passe).

« Nathanaël, je t’enseignerai la ferveur » : Parce qu’il arrivait à contre-courant, ne relevait d’aucun genre et se passait ouvertement d’étiquette, ce livre découragea. Seuls à estimer ce lyrique manuel d’éducation, Paul Valéry et un jeune homme, chroniqueur à ‘L’Ermitage’ : Henri Ghéon. 

Mais dans le cercle des amis d’André Gide et jusqu’à sa famille, ces nourritures par trop terrestres choquèrent ; dans la préface de la seconde édition, l’auteur médite cet accueil : « Quand ont paru mes Nourritures, on était en plein Symbolisme ; j’ai cru que l’art courait de grands risques à se séparer ainsi résolument du naturel et de la vie. »

Plus loin encore, il reprend ceux qui n’y ont vu qu’une « glorification du désir et des instincts :  Pour moi, lorsque je le rouvre, c’est plus encore une apologie du dénuement, que j’y vois. ». Prenant le contre-pied de la morale, Gide met constamment l’accent sur la nécessité de l’effort personnel, sur le don de soi. L’émerveillement, l’invitation au voyage et à l’exaltation qui sont ici proposés exerceront une profonde influence sur les esprits des jeunes générations pendant un demi-siècle.

Un livre culte.
Bel exemplaire ; dos légèrement passé. 

28762

Vendu
Ce site utilise des cookies pour réaliser des statistiques anonymes de visites.
Ce site utilise des cookies pour réaliser des statistiques anonymes de visites.
This site is registered on wpml.org as a development site.