Le Vin de Paris [La Traversée de Paris]

Marcel Aymé

Le Vin de Paris [La Traversée de Paris]

Paris, Gallimard, (2 avril) 1947

1 vol. (115 x 185 mm) de 241 p. et [3] f. Maroquin bordeaux, doublure et gardes de daim bordeaux, dos lisse, titre doré, tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservés, chemise à bandes et rabats du même maroquin, étui bordé (reliure signée de J.T. Boirat).

Édition originale.
Un des 20 premiers sur Hollande (n° X).

Envoi signé : « à Max-Philippe Delatte, cordial hommage, Marcel Aymé ».

Ce recueil de huit nouvelles prend pour unique cadre Paris, pendant les années de guerre. Toutes abordent des thèmes liés à l’occupation allemande : la pénurie, le marché noir, la lâcheté, le communisme, la collaboration ou le crime. L’affaire Petiot inspire ainsi la première nouvelle, « L’Indifférent », que suivent « La Traversée de Paris », « La Grâce », « Le Vin de Paris », « Dermuche », « La Fosse aux péchés », « Le Faux Policier » et « La Bonne Peinture ».

Trois de ces nouvelles seront adaptées pour la télévision et le cinéma : « La Grâce », « La Bonne Peinture » et bien sûr « La Traversée de Paris », dont la version réalisée par Claude Autant-Lara est devenue mythique. Louis de Funès y fait des débuts remarqués dans le rôle de Jambier et Bourvil sera récompensé du Prix d’interprétation à la Mostra de Venise ; malgré l’opposition préalable d’ Aymé : « J’ai lu dans les journaux, que les interprètes principaux de La Traversée de Paris devaient être Gabin et Bourvil et j’ai cru à une farce (…) Vous savez aussi bien que moi que Bourvil est à l’opposé du rôle et je ne dis rien de ses qualités d’acteur. J’entends bien qu’il s’agit maintenant de faire “commercial” à tout prix et de tourner la chose en grosse guignolade, mais je ne crois même pas que ce soit là un bon calcul. Bourvil pourra y aller de toutes ses bonnes ficelles dans le rôle de Martin. Il ne sera qu’insignifiant. Il va sans dire que mon nom ne paraîtra pas au générique. En outre, je me réserve de dire dans la presse ce que je pense de cette petite mésaventure dont vous serez d’ailleurs victime aussi bien que moi. Je vous souhaite bon courage dans l’accomplissement de cette besogne. » (Lettre à Claude Autant-Lara du 8 mars 1956).

De la bibliothèque Max-Philippe Delatte (envoi et ex-libris), qui fut libraire et éditeur parisien (1914-1989), également président de la Société Anatole-France.

Bel exemplaire.

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