Le Printemps romain de Mrs. Stone

Tennessee Williams

Le Printemps romain de Mrs. Stone

Paris, Plon, (4 décembre) 1951.
1 vol. (110 x 180 mm) de 196 p. et [2] f. Plats de plexiglass, dos lisse en maroquin vert anglais, titre à l’oeser, date en pied, couvertures et dos conservés, étui bordé (reliure signée de D.-H. Mercher).


Édition originale de la traduction française, par Jacques et Jean Tournier.

Un des 85 premiers exemplaires pur alfa (n° 68).

Si Flaubert avait pu lancer, bravache, « Mme Bovary, c’est moi ! », Tennessee Williams aurait, avec encore davantage de légitimité, pu reprendre sa formule pour un « Mrs. Stone, c’est moi ! ». On ne peut qu’être frappé par les ressemblances et équivalences entre l’auteur et le personnage de ce roman, qui met en scène une ancienne actrice qui s’interroge sur son passé et sa carrière : l’heure d’une réflexion désabusée sur les ravages du temps, les illusions destructrices et la solitude affective. Tennessee Williams n’a pourtant alors que trente-neuf ans, mais c’est déjà l’heure pour lui de la débâcle dans sa vie privée : homosexuel et conquérant, son image des beaux jours cède la place à celle d’un homme dont le physique s’empâte et, comme Mrs. Stone, s’évade dans des aventures toujours plus nombreuses avec des jeunes hommes gratuits ou plus souvent payants qui lui offraient l’illusion de pouvoir un temps arrêter les aiguilles. Comme Karen Stone, les voyages exotiques, l’alcool mondain et les liaisons passagères allaient devenir son quotidien. Cet autoportrait sans concession sera porté à l’écran, par José Quintero. L’affiche sera légendée ainsi par Williams lui-même : « C’est mon film préféré de tous ceux qui ont été tirés de mon travail ».

Bel reliure de la série des plats rapportés en plexiglas de Daniel-Henri Mercher.

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