Le Portrait de Dorian Gray

Oscar Wilde

Le Portrait de Dorian Gray

Paris, A. Savine, 1895

1 vol. (110 x 180 mm) de 316 p. Maroquin bleu nuit, plats à encadrements avec listel de maroquin rouge, dos à nerfs orné de caissons reprenant le listel des plats, contreplats de moire rouge vif à encadrement, gardes de même couleur, titre doré, date en pied,  tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservés (Reliure signée de Semet et Plumelle).

Édition originale de la traduction, attribuée à Eugène Tardieu et Georges Maurevert.
Exemplaire du premier tirage (pas de grand papier), sans mention, du seul roman de l’écrivain irlandais.

Cette traduction fut publiée quatre ans après la première édition en langue anglaise de la version révisée.

En 1889, Oscar Wilde s’était essayé au poème, au théâtre, au conte, à la nouvelle, au journalisme et à la critique, mais jamais au roman. Et c’est précisemment cette année-là que l’éditeur américain J. M. Stoddart cherche des écrivains britanniques pour le Lippincott’s Monthly Magazine, que Wilde rencontre lors d’un dîner. L’occasion est belle et Wilde lui promet Le Portrait de Dorian Gray, dont il venait de tracer l’esquisse. Le texte sera livré dans les temps et paraîtra dans le numéro de juillet 1890 puis, fort de son succès et du scandale – ce conte fantastique dans la lignée du mouvement décadent et de La Peau de chagrin, fut aussitôt dénoncé pour une prétendue immoralité -,  fut publié en volume l’année suivante pour les lecteurs, augmenté de six chapitres.

Avant même sa traduction (en 1895) la renommée de l’auteur et de son personnage, désormais indissociables, avait gagné la France.
Dès 1891, Stéphane Mallarmé lui adressait ce billet, alors qu’il avait ouvert à Wilde les portes de ses fameux mardis : « J’achève le livre, un des seuls qui puissent émouvoir, vu que d’une rêverie essentielle et des parfums d’âme les plus étranges s’est fait son orage.». Une juste louange ; le chroniqueur Wilde n’avait-il pas des années auparavant affirmé que « quiconque voudrait nous toucher aujourd’hui par une oeuvre de fiction serait contraint soit de créer pour nous un cadre complètement nouveau, soit de nous révéler l’âme de l’homme dans ses mécanismes les plus intimes ».

L’exemplaire de la Bibliothèque nationale de France porte, sur la couverture, une mention de “2e édition” et les exemplaires sans cette impression sont fort rares.

De la bibliothèque Charles Hayoit, avec ex-libris.

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