Le Jardin de Bérénice

Maurice Barrès

Le Jardin de Bérénice

Paris, pour les Cent Bibliophiles, (10 août) 1922. 
1 vol. (200 x 265 mm) de 171 p., [1] et 2 f. Maroquin à mastic, dos lisse muet, large pièce mosaïqué en box crème, titre doré, souligné par un jeu de vagues du même box estampé à froid et rehaussé de filets de pointillés à la guache lila, contreplats et gardes de velours beige, couverture illustrée et dos conservés (reliure signée de N. Kiyomiya, 2004).

Édition ornée de 42 pointes-sèches en couleurs tirées sur Rives, dont un frontispice et un hors-texte.
Tirage à 130 exemplaires (n° 107). Les 13 pages de la préface sont également illustrées d’une ornementation végétale encadrant le texte, œuvre de Malo Renault.

Délicate et fraîche reliure de Nobuko Kiyomiya.

Né à Saint-Malo le 5 octobre 1870, Malo Renault (pseudonyme d’Émile Auguste Renault) se spécialise d’abord dans l’eau-forte, puis le vernis mou avant d’aborder à la pointe-sèche, à l’occasion de cette édition commandée par les Cent bibliophiles, pour lesquels il grave sur bois l’estampe du menu en utilisant quatre planches pour les quatre couleurs.

Le Jardin de Bérénice, troisième volet de la trilogie romanesque que Barrès intitula Le Culte du moi, est publié en 1896. Cette fable allégorique magnifie la contemplation et l’imagination qui fait comprendre les choses du coeur : il raconte l’histoire d’un jeune intellectuel, Philippe, qui vient d’adhérer au programme du général Boulanger – on est en 1889 – et qui part plein d’enthousiasme pour la Provence organiser une campagne électorale – il brigue la députation à Arles. Mais c’est à Aigues-Mortes qu’il retrouve Bérénice, une ancienne connaissance, qu’il ne cesse de contempler « si belle dans son jardin » : il découvre pour la première fois l’harmonie de la vie et pense trouver, dans le cadre de ce jardin et grâce à l’amour de cette femme, la signification secrète de l’univers. Cette romance – qui prendra une tournure tragique – est particulièrement mise en valeur grâce aux pointes-sèches en couleur de Malo-Renault. 1922 marque un tournant dans son oeuvre, qui se tourne dès lors vers la représentation de la grâce féminine, la mutinerie et la naïveté des enfants. Influencé par l’oeuvre d’Henri de Toulouse-Lautrec et l’art japonais, la richesse de ses tons et ses compositions hautement décoratives sont celles d’un coloriste de premier ordre.

28450

2 000,00 
Ce site utilise des cookies pour réaliser des statistiques anonymes de visites.
Ce site utilise des cookies pour réaliser des statistiques anonymes de visites.
This site is registered on wpml.org as a development site.