Le Guépard

Giuseppe Tomasi di Lampedusa

Le Guépard

Paris, Aux éditions du Seuil, 1959
1 vol. (145 x 215 mm) de 248, [2] et 1 f. Broché


Édition originale.
Un des 150 premiers exemplaires sur vélin neige (n° 126), seul tirage en grand papier.

 

L’édition originale de Il Gattopardo fut publiée à Milan au début du mois de novembre 1958.

Giuseppe Tomasi, Prince de Lampedusa, duc de Palma di Montechiaro, était mort depuis le 23 juillet 1957, des suites d’une tumeur maligne au poumon décelée en avril 1957. Lampedusa ne connut donc jamais la postérité de son œuvre – à la célébrité aussi foudroyante et rapide que l’avait été sa maladie. Hormis trois petits articles diffusés à Gênes dans les années 1920, il n’avait rien publié, ressemblant en cela à deux autres grands écrivains « posthumes » du XXe siècle : Fernando Pessoa et Franz Kafka. Lampedusa, épris de Stendhal et de Byron, commença à travailler à son roman à la fin de 1954. Au mois de juin 1955, il s’attacha à poursuivre d’autres travaux, puis repris sa rédaction en novembre 1955. Il a donc près de soixante ans lorsqu’il écrit son grand œuvre. L’on doit sa publication à Giorgio Bassani (1916-2000), romancier et poète, qui sut imposer la publication à Feltrinelli après les refus de Mondadori et Einaudi, les principaux éditeurs de l’époque. Bassani fut ami de tout ce qui compta en Italie : Giorgio Morandi, Michelangelo Antonioni, Alberto Moravia, et même du jeune Pasolini. Le futur préfacier raconte comment le manuscrit lui parvint : « J’eus le texte dactylographié. Il ne portait aucune signature. Toutefois, dès que j’eus savouré les phrases délicieuses de l’incipit, je fus sûr qu’il s’agissait d’un travail sérieux, de l’œuvre d’un véritable écrivain. Il ne m’en fallait pas plus. La lecture complète… ne fit que confirmer ma première impression. Je téléphonai tout de suite à Palerme. J’appris ainsi que l’auteur du roman n’était autre que Giuseppe Tomasi, duc de Palma et Prince de Lampedusa ».


Dès l’édition, le succès du roman fut immédiat
. Il obtint le prix Strega en 1959, fut traduit dans toutes les langues, porté au cinéma par Visconti en 1963.

En France, Aragon écrivit avec emphase dans Les Lettres françaises : « Le Guépard est un peu plus qu’un très beau livre, c’est un des grands romans de ce siècle, un des grands romans de toujours… le seul roman italien. »

Rare exemplaire en grand papier du tirage de tête de l’édition française. 

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