Le Fantôme de l’Opéra

Gaston Leroux

Le Fantôme de l’Opéra

Paris, Pierre Lafitte & Cie, [1910].
1 vol. (115 x 180 mm) de 520 p. et 1 f. Percaline rouge, dos à la bradel avec fleurons en noir et titre en blanc, haut du premier plat illustré d’un cartouche sur pièce de titre de toile beige (cartonnage éditeur de l’époque).


Édition originale.

Rare premier tirage – sans mention d’édition – et avec la faute en page 400 : « fatal rocher » pour « fatal nocher ».

Chroniqueur judiciaire dès 1890, c’est dans ces années de journalisme que Leroux puisera la matière de ses succès. Le Fantôme de l’opéra est l’un de ses plus célèbres romans, inspiré de faits réels qui se sont produits à l’Opéra Garnier. Gaston Leroux crée alors son mystérieux personnage, se faisant passer pour un fantôme et étendant son royaume dans les bas-fonds de l’immense opéra parisien. Empreint de fantastique, ce titre est devenu un des grands classiques des romans policiers et une source d’inspiration pour le théâtre, la comédie musicale, le ballet et le cinéma, de sa première version cinématographique en 1925 à la célèbre comédie musicale d’Andrew Lloyd Webber de 1986.

Le roman paraît d’abord en feuilleton dans Le Gaulois, puis en volume chez Pierre Lafitte en mars 1910. Pour le rédiger, Leroux s’inspira de rumeurs qui ont couru à Paris dans la deuxième moitié du xixe siècle sur de prétendus mystères provenant des dédales souterrains de l’Opéra Garnier ; il est aussi possible que Leroux, en mettant en scène le fantôme menaçant de faire exploser la salle de spectacle, n’ait fait allusion à des incendies célèbres et dramatiques, lesquels furent les hantise des propriétaires de salles en raison de l’emploi des bougies et de l’inflammabilité des décors peints en toile (drame du Bazar de la Charité en 1897, incendie de l’Opéra-Comique en 1887, incendies de l’opéra Le Peletier en 1873 et en 1861 et 1862, où les vêtements d’une danseuse prirent feu : elle succomba des suites de ses blessures).

Magnifique et rare exemplaire dans son cartonnage éditeur, imprimé à petit nombre concomitamment aux exemplaires courants, qui paraissent brochés. Il fait bien partie du premier tirage, avec la présence d’une coquille p. 400 où il est écrit “fatal rocher” pour “fatal nocher” : cette erreur a été corrigée dès la deuxième édition et apparaît dans l’édition originale uniquement. Gaston Leroux n’avait guère apprécié l’initiative du prote qui avait corrigé ce qu’il avait pris pour une coquille : “rocher”, pour “nocher” [celui qui conduit un navire, tel le cocher] ! Et la faute fut corrigée aussitôt, mais un petit nombre d’exemplaires survécurent avec cette coquille princeps.


Un exemplaire dans cette condition de conservation est exceptionnel. 

Ce volume a été exposé lors du salon international du livre rare de New York, The New York Antiquarian Book Fair (4-7 avril 2024, New York Armory, stand A16).

Vendu
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