Last Exit to Brooklyn

Hubert Selby Jr.

Last Exit to Brooklyn

New-York, Grove Press, 1964
1 vol. (140 x 210 mm) de 304 p. Cartonnage et jaquette éditeur.

Édition originale.
Premier tirage, avec la bonne mention de “first printing” au deuxième feuillet.

Décédé en 2004, Selby vivait depuis 1960 en état de condamné précoce, dans un long épilogue à la tuberculose contractée cinq décennies plus tôt.  Dès lors, il s’était jeté, enfiévré, frénétique, sur sa machine à écrire, comme si chacun de ces écrits avaient dorénavant – du moins à ses yeux –  une valeur testamentaire. Il lui fallut six années pour brosser ce portrait-charge qu’est Last Exit, celui d’une frange de la société américaine livrée à l’âpreté d’une urbanité déshumanisée. Roman punk et portrait corrosif d’une génération désincarnée, les descriptions qui le ponctue, tant dans leur formulation qu’en ce qu’elles dépeignent, recèlent la même virulence et crudité que chez Ellis, narrant les plus noirs et impitoyables comportements et instincts. Une écriture dense et spontanée qui ne laisse nulle place pour le répit, et parfois difficilement respirable : Selby, à la manière d’un légiste, se plaisant à les décortiquer, donnant ainsi à voir, sans jamais le condamner, le gouffre de l’âme humaine se débattant malgré tout dans l’espoir d’une – illusoire – rédemption.

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