La Marie du port

Georges Simenon

La Marie du port

Paris, Gallimard, 1938
1 vol. (120 x 190 mm) de 219 pp., [1] et 1 ff. Broché.


Édition originale.

Un des 30 premiers exemplaires sur Alfa Lafuma-Navarre (n° 22).

Envoi signé : « à Gaston Gallimard, en toute amitié, Simenon ».

La Marie du port, fait rare chez Simenon, est un roman écrit sur les lieux mêmes de l’action – à Port-en-Bessin, à Hôtel de l’Europe (Calvados). Point de meurtre ici, mais un traquenard amoureux, qui met en scène le pêcheur Jules Le Flem : lorsqu’il meurt, il laisse cinq orphelins ; chacun d’eux ira désormais vivre avec un proche parent. Odile, l’aînée, prend les décisions et habite Cherbourg avec son amant, Chatelard, propriétaire d’un café et d’un cinéma. Marie, dix-sept ans, souhaite rester à Port-en-Bessin et s’engage comme serveuse au Café de la Marine…

Le roman avait paru en feuilleton dans le quotidien « Le Jour », du 15 janvier au 6 février 1938 (soit 23 livraisons). Georges Simenon donnera par ailleurs, en novembre 1938 dans les pages de la « Nouvelle Revue Française », une  réflexion sur son travail de romancier et sur le tournant que marque, dans le développement de son oeuvre, la rédaction de La Marie du port.

Précieux exemplaire, offert à Gaston Gallimard.

Le premier contrat passé entre Simenon et l’éditeur date du mois d’octobre 1933 : c’est au cours d’une rencontre qui restera légendaire que le romancier impose au patron de la vénérable maison de la rue Sébastien-Bottin des conditions très dures, tant en matière de rythme de publication que sur les droits proprement dits. Après la rupture avec Fayard, Simenon aborde une nouvelle étape dans son plan de carrière, en abandonnant la série des Maigret. Le Locataire sera le premier roman non sériel publié chez Gallimard, une production nouvelle, que l’auteur appelle « roman dur » et qui correspond à ses aspirations. L’entente éditoriale durera une dizaine d’années, jusqu’à la rencontre avec Sven Nielsen, qui fonde en 1945 les Presses de la Cité, où sera publié Pedigree. De la période Gallimard, il reste les plus fameux ” romans durs” de Simenon : Malempin, la Veuve Couderc, Chez Krull, Le Bourgmestre de Furnes, Le Cercle des Mahé, Faubourg, L’Ainé des Ferchaux et cette Marie du port.

Marcel Carné en donnera une adaptation en 1950, avec Jean Gabin et Nicole Courcel, sur des dialogues de Jacques Prévert et Georges Ribemont-Dessaignes, et une adaptation de Louis Chavance. C’est aujourd’hui un classique des adaptations de Simenon par ses qualités cinématographiques, la métamorphose de Gabin (destiné à devenir bien plus tard le commissaire Maigret !) et l’étonnante incarnation de Nicole Courcel qui impose alors à l’écran un nouveau type de femme bien décidée à prendre le pouvoir détenu par les hommes.

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