La Guerre à neuf ans

Pascal Jardin

La Guerre à neuf ans

Paris, Bernard Grasset, (13 mai) 1971
1 vol. (130 x 200 mm) de 198 p. et [1] f. Broché, non coupé.

Édition originale.
Un des 24 premiers exemplaires sur alfa (n °1) – seul papier.

Pour Denis Gombert, “La guerre à neuf ans est un livre plein de fureurs et de controverses. Et pourtant c’est le livre le plus délicat qui soit. Miracle de la littérature que de savoir marier les contraires. Le père de Pascal Jardin, Jean Jardin, directeur de cabinet de Laval sous Vichy s’était empressé de dénoncer, à sa sortie, le livre de son fils comme un tissu d’aberrations à ne surtout pas prendre au sérieux. Tout y serait totalement faux, presque honteux, comprend-on. Observateur privilégié d’une drôle d’histoire qu’il se plaît à raconter avec beaucoup de désinvolture, le jeune Pascal a suivi son père dans la débâcle de 1940, d’abord à Trouville puis à Bernay, avant de passer en « zone libre » – expressionqui intrigue le jeune homme – pour finalement déposer leurs bagages à l’hôtel du Parc, à Vichy, coquet point de chute du gouvernement français et véritable épicentre de lacollaboration (…) Quand il écrit la guerre à neuf ans, Pascal Jardin a trente six ans. Dans 10 ans, il sera mort. D’épuisement. Il aura passé son temps à cavaler et à écrire, surtout des dialogues pour les films (une centaine!). On se souvient de Classe tous risques, de Compartiment tueur, du Chat, de La veuve Couderc et de la série des Angélique, divin divertissement qui a façonné la divagationérotique de toute une génération. Le franc décolleté de Michèle Mercier, ses cheveux longs, sa nuisette, les pieds nus sur le dessus de lit… Comme Audiard, on a l’impression que le nom de Jardin est présent à chaque générique de film entre 1960 et 1980. Un jour qu’il rencontre Morand, ce dernier remarque que celui-ci ne l’écoute pas et fixe un point invisible au loin. « Persuadé que la vie se déroule derrière la ligne d’horizon, il passe son temps à essayer de la rattraper ». Il possède chevillé au coeur, comme disait l’auteur du Petit prince, « la nostalgie de là-bas »”.

C’est d’ailleurs une citation de ce dernier, tirée de Pilote de guerre, qui ouvre le livre : “on est de son enfance comme on est d’un pays”.

Préface d’Emmanuel Berl, qui a connu l’auteur enfant.
Parfait état.

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