Jean le Bleu

Jean Giono

Jean le Bleu

Paris, Bernard Grasset, (15 novembre) 1932. 
1 vol. (135 x 190 mm) de 316 p. Maroquin bleu janséniste, dos lisse, titre doré, tranches dorées sur témoins, doublure et gardes de veau velours jaune, couverture et dos conservés, chemise et étui bordé (reliure signée de C. et J.-P. Miguet). 

Édition originale.
Un des 12 premiers exemplaires sur japon impérial
(n° 1). 

Précieux exemplaire de tête, admirablement établi et enrichi d’une belle lettre autographe, datée du 2 août [1932], qui accuse réception des épreuves de Jean le Bleu : « Je vais me mettre à la correction », indique Giono, qui tient à la disposition de son interlocuteur – peut-être Bernard Grasset lui-même -, « une série de photographies » : Giono jeune, à six ans, à 18 ans, avec sa mère…, en évoquant cette jeunesse et sa mère – autant d’éléments constitutifs du livre. A la suite, une photographie originale de Walter Kardas – le photographe allemand, ami de Giono, avec lequel il signera quatre ans plus tard Les Vraies Richesses, illustré de 112 photographies – est montée : c’est une vue de Manosque, depuis le chemin qui mène à la maison de l’écrivain. On y aperçoit une femme de dos qui le descend : il s’agit d’Elise Giono ; celle à qui l’écrivain dédicacera, en 1935, Que ma Joie demeure : « À Elise dont la pureté m’aide à vivre ». Jean Giono et Elise Maurin se marient en 1920 ; elle lui survivra trente-cinq ans et mourra en 1998, à l’âge de 101 ans, après s’être occupée, toute sa vie durant, à faire vivre la mémoire de Giono ; l’homme, et l’oeuvre. 

Jean le Bleu évoque la jeunesse provençale de Giono : solaire, musicale, saturée de parfums et de portraits, entre une mère repasseuse et un père cordonnier. Les simples deviennent des héros, les animaux voisinent avec les anges et la nature se gorge de mythes, dans une langue magnifique. Un récit autobiographie, une autofiction poétique : un double éveil, celui de la sensualité et de l’imagination.  « J’ai autant inventé ce livre-là que les autres ; l’invention y est cependant fondée plus qu’ailleurs sur le réel […] », avouera Giono en 1956 lors de la réédition au Livre-club des libraires. « Pour ma jeunesse, j’ai fait exactement pareil. C’est à côté de la vérité, mais c’est dans la vérité que moi, jeune, j’ai connue. […] C’est ma vie intérieure que j’ai voulu décrire dans Jean le Bleu ». Cette vie qui était essentiellement magique (Jean Giono, Entretiens avec Jean Amrouche et Taos Amrouche [1952], Gallimard, 1990, p. 77). 

Exemplaire de choix. 

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