Les Faux-monnayeurs

André Gide

Les Faux-monnayeurs

Paris, Éditions de la NRF, (28 novembre) 1925.
1 vol. (165 x 215 mm) de 503 p. et [1] f. Broché, non coupé, sous chemise et étui.

 

Édition originale.
Un des 121 premiers exemplaires réimposés sur vergé, (n° I).

Exemplaire de M. Henry Church.

Les Faux-Monnayeurs, c’est « le roman se regardant en train de se faire » (Sarraute), mais c’est aussi le roman en crise : « Je voudrais tout le long de ma vie, au moindre choc, rendre un son pur, probe, authentique. Presque tous les gens que j’ai connus sonnent faux. Valoir exactement ce que l’on paraît ; ne pas chercher à paraître plus qu’on ne vaut… On veut donner le change, et l’on s’occupe tant de paraître, qu’on finit par ne plus savoir qui on est… ». Ainsi ce résume le credo d’Edouard – celui qui veut écrire, dans le roman, un livre intitulé Les Faux-Monnayeurs. Car le roman en appelle sur la forme au procédé de mise en abyme. L’expression, avec cette graphie particulière, est inventée par Gide, qui la cite dès 1893, avant d’en donner une première ébauche dans Paludes en 1895. Ce que l’on peut définir comme le théâtre dans le théâtre (pensons à Shakespeare avec Hamlet ou Le Songe d’une nuit d’été, voire à La Nuit américaine de François Truffaut) devient ici le roman dans le roman, où Gide révolutionne les lois du genre.

L’Américain Henry Church (1880-1947) fut l’un des plus grands collectionneurs et mécène du XXe siècle. Descendant d’un des émigrants du Mayflower et d’un pharmacien qui détenait le monopole de la commercialisation du bicarbonate de soude aux États-Unis, il consacre une partie de son immense fortune aux arts et lettres. Il s’installe à partir de 1920 en France, avec son épouse Barbara, à Ville-d’Avray. Ils y font construire, entre 1927 et 1929, deux, puis trois villas contiguës dessinées et construites par Le Corbusier, meublées ensuite par Charlotte Perriand. Durant cette période, il finança la revue littéraire Mesures, fondée par ses soins avec l’aide de Jean Paulhan en 1935 qui la dirigea à ses côtés. Il devient un mécène important pour les arts parisiens et obtient de Gaston Gallimard l’attribution des n° 1 des fameux réimposés nominatifs de la collection littéraire, lesquels seront à son nom pendant plus d’une décennie.

Très bel exemplaire.

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