Abbés

Pierre Michon

Abbés

Lagrasse, Verdier, (septembre) 2002.

1 vol. (145 x 230 mm) de 70 p., 1 et  [4] f. Broché, non coupé.

Édition originale.

Un des 70 premiers exemplaires sur vélin Rivoli (n° 56), signé.

Le texte avait d’abord paru au sein du recueil Les Passants inutiles (Nantes, 2001). Avec la publication d’Abbés, Pierre Michon poursuit son autobiographie du genre humain engagée en 1984 avec la parution des Vies minuscules mais dans une référence plus spécifique à la question du sacré dans la littérature. Si Michon a pu concéder être mobilisé par « un sentiment très vacillant du sacré, balbutiant, timide, ou désespéré »… ce n’est pas sans préciser… « un sacré dont nul Dieu n’est plus garant », qui l’engage vers une littérature éprouvée comme une forme déchue de prière, dégagée de toute attente métaphysique : « Car ses deux passions qui viennent du feu… il les a gardées : la gloire et la chair. La gloire, qui est le don de propager le feu dans la mémoire des hommes, et la chair, qui a le don de consumer à volonté le corps dans une flamme aiguë, une foudre. » (Abbés : p.18). Ni plus ni moins que de raconter de nouvelles vies minuscules, qu’il tente d’arracher à la disparition pour pouvoir parcourir sa vision du monde : ralentir la chute des morts dans l’oubli, redonner vie à des disparus, à des laissés-pour-compte, des damnés, bâtards : Le petit est glorifié, en racontant des histoires d’auteurs et de peintres célèbres (Beckett, Flaubert, Faulkner, Goya, Watteau, Van Gogh) du point de vue de gens simples, d’observateurs anonymes, obscurs ou même fictifs. 

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