A la recherche du temps perdu

Marcel Proust

A la recherche du temps perdu

Paris, Bernard Grasset, (huit novembre) 1913 ; [Du côté de chez Swann] ; sous la couverture de la NRF.
Paris, Éditions de la Nouvelle Revue française, (30 novembre)1918 ;  [À l’ombre des jeunes filles en fleurs] ; édition originale, pas de grands papiers, qui n’ont été tirés qu’en juillet 1919),
Paris, Éditions de la Nouvelle Revue française, (juin) 1919 ;  [Du côté de chez Swann] et première édition NRF. Les réimposés seront imprimés en juillet.

Paris, Éditions de la Nouvelle Revue française, 1919-1927 [Le Côté de Guermantès. Sodome et Gomorrhe I. Sodome et Gomorrhe II. La Prisonnière (Sodome et Gomorrhe III). Albertine disparue. Le Temps retrouvé]
Soit 14 vol. (165 x 215 mm). Brochés.

ÉDITION ORIGINALE ET SÉRIE (ULTRA) COMPLÈTE.

La collection comprend la totalité des volumes parus chez Gallimard, dont les deux premiers titres (Du côté de chez Swann et À l’Ombre des jeunes filles en fleurs) sont en tout premier tirage, sans mention. Pour ces deux volumes, les 64 exemplaires annoncés n’ont jamais été fabriqués – il faudrait attendre la série réimposée in-4 tellière, réalisée à partir de juillet 1919, pour avoir des grands papiers.

En outre, la collection est complétée par l’édition originale de Du côté de chez Swann chez Bernard Grasset, revêtu de la recouvrure des éditions de la NRF : l’éditeur a collé en page de titre l’étiquette de sa maison à la place de l’adresse Grasset, après qu’il eut racheté les exemplaires restés invendus – un peu plus de  220 exemplaires, en grande majorité, comme ici, du deuxième tirage (avec la table des matières).

On ajoute à l’ensemble le premier tirage au même format de Pastiches et mélanges (imprimés en mars 1919), fabriqué par Gallimard entre A l’ombre des jeunes filles en fleurs (imprimé en novembre 1918) et Du côté de chez Swann (imprimé en juin 1919)
Tous les autres volumes sont sur vélin pur fil.

Pour le reste, nous ne reviendrons par sur l’apnée kamikaze, souvent agitée comme épouvantail. Des phrases interminables avec leurs digressions ? Leurs strates vécues par le lecteur comme de petits éboulis propres à perdre le fil ? Bref, du pensum pour masochistes ? Erreur fondamentale : la plongée dans l’oeuvre de Marcel Proust n’invite qu’à une chose – et, partant, c’est ce qui effraie pour de bon -, c’est de ralentir, de prendre le temps, de descendre en rappel dans une fabuleuse mécanique où Proust évoque avec une précision totale les vêtements, les visages, les couleurs, les parfums, les corps et le temps. Photographie panoramique d’un monde dont il sait bien qu’il est jour après jour un peu plus sur la pente de l’imperfection. N’empêche : personne n’aura été si loin dans le portrait, la chair et le souvenir.
Rare ensemble.

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Vendu
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