Dix-neuf poèmes élastiques

Amédéo Modigliani, Blaise Cendrars

Dix-neuf poèmes élastiques

Paris, Au sans pareil, coll. « Littérature », (15 août) 1919
1 vol. (190 x 285 mm) de [32] p. et 1 f. Maroquin citron, dos lisse, titre doré sur le plat, couvertures et dos conservés (reliure postérieure).

Édition originale.
Un des 10 premiers exemplaires réimposés sur chine (n° 6), avec un second portrait hors-texte de Cendrars par Modigliani, reproduit en noir (comme pour les 40 réimposés sur hollande).

Envoi signé : « à monsieur Desanges, fondeur en bronze, ses poèmes élastiques, fragiles, éphémères, avec ma main amie Blaise Cendrars, 20 avril 1953 ».

1919 est une année féconde pour Blaise Cendrars : outre la naissance de sa fille Miriam, il publie trois textes majeurs : les Dix-neuf poèmes élastiques Au Sans Pareil,  le recueil de poèmes Du Monde entier aux Éditions de la Nouvelle Revue française (NRF) et La Fin du Monde filmée par l’Ange Notre-Dame aux Éditions de la Sirène, avec des compositions de Léger qui font date.

Les 19 poèmes élastiques constituent le quatrième volume de la collection Littérature Au Sans Pareil, avec la vignette d’André Derain au titre.

L’illustrateur choisi pour le frontispice est cette fois-ci Amédéo Modigliani. Le titre succède aux Mains de Jeanne-Marie d’Arthur Rimbaud (avec un portrait par J.-L. Forain), au Mont de Piété d’André Breton (avec deux dessins d’André Derain et aux Lettres de Guerre de Jacques Vaché (avec un dessin de l’auteur).

Cendrars écrit en postface cette curieuse notule :  » nés à l’occasion d’une rencontre, d’une amitié, d’un tableau, d’une polémique ou d’une lecture, les quelques poèmes qui précèdent appartiennent au genre si décrié des poèmes de circonstance. A l’exception de deux ou trois, ils ont été publiés par des revues étrangères, Le Mercure de France, Vers et Prose, Les Soirées de Paris et Poème et Drame, c’est-à-dire que les aînés, les poètes déjà classés et la soi-disant avant-garde refusaient ma collaboration. C’est qu’à ce moment-là il ne faisait pas bon, en France, d’être un jeune authentique parmi «les jeunes». B.C. « .

Révélateurs du modernisme de Cendrars, ces poèmes isolés sont relativement courts. Tour, le deuxième poème, est un hommage à la Tour Eiffel, à laquelle le poète attribue un extraordinaire pouvoir d’attraction. Ces poèmes à la forme soigneusement échevelée, écrits pour l’essentiel avant la guerre, sont traversés par la respiration frénétique du monde, tout en rendant hommage à ses amis Apollinaire, Delaunay, ou Léger…

Modeste reliure d’époque, couverture frottée.

Lhermitte 140 ; Talvart 9

28302

Ce site utilise des cookies pour réaliser des statistiques anonymes de visites.
Ce site utilise des cookies pour réaliser des statistiques anonymes de visites.
This site is registered on wpml.org as a development site.