Paris, Mainpierre, 1976
1 vol. (340 x 500 mm) en feuilles, couverture avec filet de pêche contrecollé, emboîtage comportant une sculpture originale de Jean-Jacques Morvan. 

Tirage limité à 135 exemplaires, celui-ci, un des quelques hors-commerce réservés à l'artiste avec cette note manuscrite :
 "[exemplaire] de présent à Jean Cayrol, avec l'amitié de Jean-Jacques Morvan, 77". 

35 lithographies originales dans le texte, parfois à pleine page en couleurs de Jean-Jacques Morvan illustrant 36 poèmes de Corbière.
Les Amours jaunes fut le seul livre paru du vivant de Corbière qui mourrait deux ans plus tard, aussi méconnu que son oeuvre. Sa renommée (posthume) commença d'éclore vers 1880, grâce à Jules Chenantais alias Paul Kalig, son cousin, lui-même poète, qui remit un exemplaire des Amours jaunes à l'éditeur de la revue Lutèce, Léo Trézenik. En 1940, l'article de l'Anthologie de l'Humour noir de Breton instaurera Tristan Corbière précurseur de l'écriture automatique : « C'est sans doute avec les Amours jaunes que l'automatisme verbal s'installe dans la poésie française. » 
Peintre officiel de la Marine depuis 1976, lauréat du prix Corbière, artiste aux multiples talents Jean-Jacques Morvan effectue à partir de 1944 de nombreux séjours dans des pays méditerranéens qui marquent profondément sa peinture : « Pour un peintre, comme pour un écrivain, la simplicité ne vient qu'avec le métier. Et le métier ne vient qu'avec l'amour. Aimer la pâte, savoir en tirer soi-même des jouissances que rien ne saurait remplacer, c'est cela être peintre. Morvan le sait, mais il sait aussi que le métier de peintre est une longue souffrance qui conduit au bonheur. » (Bernard Clavel, in Les Cahiers de l'Iroise, 1970).
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