Paris, Gallimard, coll. « Les Essais », (février) 1954
1 vol. (120 x 185 mm) de 188 p. et [2] f. Broché, sous étui-chemise.
Édition originale.
Un des 25 premiers exemplaires sur hollande (n° 18).
Après les querelles idéologiques que ses adversaires lui ont infligées, Camus revient à un travail plus littéraire avec ce recueil, marqué par ses origines méditerranéennes. Les huit récits, à l’exception du « Minotaure » publié seul en 1950, sont inédits. Tous « se rattachent naturellement à Noces par une sorte de fil d’or », celui du lyrisme, de la prose poétique et de la pensée méditerranéenne, célébrant Alger, Oran puis Tipasa, qu’il avait chanté quinze ans plus tôt dans Noces comme un lieu « habité par les dieux ». L’impression est intacte. 
Sept années après la parution de La Peste, Camus revient à l’essentiel : la Méditerranée, avec « son tragique solaire qui n’est pas celui des brumes » ; la lumière, « si éclatante qu’elle en devient noire et blanche » ; la mer, dont il se tient « au plus près » ; l’Algérie, sa « vraie patrie ».
C'est le plus rare des titres de Camus en grand papier, après Le Mythe de Sisyphe (13 exemplaires).

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