Épigrammes romaines
Tirage unique à 200 exemplaires sur vergé d'Arches (n° 82).
Les Épigrammes romaines appartiennent aux premières années de la Nouvelle Revue française, dont Schlumberger est l’un des fondateurs. Une partie du recueil avait d’ailleurs paru dès 1909 dans la NRF, notamment dans son quatrième numéro.
Ces brèves pièces ne sont pas des imitations archéologiques de l’épigramme antique, mais une Rome rêvée à travers Virgile, Goethe et Keats : une méditation sur le désir, la fuite du temps et la mort, mêlant aux souvenirs de l’Antiquité une sensibilité résolument moderne. Le frontispice de Maurice Denis répond à cette Antiquité recomposée : Quillard y voyait un véritable « décor virgilien », contrepoint serein aux poèmes plus fiévreux de Schlumberger.
De la bibliothèque d’Auguste-Pierre Garnier (1885-1966), poète, éditeur et bibliophile, avec son ex-libris gravé par Pierre Gusman.

