Un des 20 premiers exemplaires réimposés in-4 tellière sur vélin d’Arches (n° 16).
Le volume réunit neuf poèmes extraits de The Unknown Eros : L’Hiver, L’Azalée, Le Départ, Les Joujoux, Vesica Piscis, Arbor Vitae, Magna est Veritas, Legem Tuam Dilexi et Eros et Psyché.
La traduction de Paul Claudel est précédée d’une importante étude de Valery Larbaud.
Singulière rencontre de trois écrivains autour de Coventry Patmore, grande figure de la poésie victorienne, dont l’oeuvre, profondément marquée par le catholicisme, fait de l’amour humain et conjugal la voie d’une expérience spirituelle. Cette conception mystique de l’amour devait trouver en Claudel un lecteur et un traducteur particulièrement attentif.
L’étude de Larbaud n’était à l’origine qu’une courte préface, demandée par André Gide, soucieux d’associer à l’aventure encore toute récente de la NRF l’homme de lettres et surtout le remarquable connaisseur des littératures de langue anglaise : « J’ai conscience, lui écrit-il, que nul ne s’en peut acquitter aussi bien que vous » (lettre du début février 1911). Larbaud alla très au-delà de la préface attendue, tant était réelle son admiration pour Patmore.
Cette collaboration marque une étape importante dans les relations de Larbaud avec la NRF : il devait bientôt y tenir régulièrement la chronique des « Lettres anglaises » et y publier, en 1913, A.O. Barnabooth. L’étude consacrée à Patmore ne connut pas d’édition séparée ; elle fut reprise en 1925 dans Ce vice impuni, la lecture, où Larbaud rassembla ses grands essais sur la littérature anglaise.
Bel exemplaire en grand papier.
Vignes, 20, « ouvrage particulièrement rare ».

