Exemplaire poinçonné du service de presse (pas de grands papiers).
Envoi signé : « à M. Luc Estang, en hommage de sympathie. R. Barthes ».
Issu d’une réflexion engagée dans les colonnes de Combat, Le Degré zéro de l’écriture pose une distinction devenue essentielle entre la langue – héritage collectif -, le style, – propre à l’écrivain -, et l’écriture – par laquelle celui-ci choisit son rapport à la société et à l’histoire.
De Flaubert à Mallarmé et à Camus, il examine les tentatives de la littérature moderne pour se dégager des conventions qui la désignent comme littérature. L’écriture « blanche » de L’Étranger lui fournit notamment l’un des exemples de ce degré zéro, recherche d’une parole délivrée des signes convenus du littéraire.
Poète et romancier, Luc Estang (1911-1992) dirige alors les pages littéraires de La Croix. Il rejoindra en 1956 le comité de direction du Seuil, où paraît ce premier essai.


