Lingères légères
Un des 35 premiers ex. sur Montval (n° XVII).
Portrait de l'auteur par Marcoussis en frontispice.
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, Paul Éluard entre dans une période douce et amoureuse au côté de sa femme, Nusch. Dans cet élan il écrit une suite de poèmes d’une même eau qui chante l’amour : Lingères légères ouvrent cette voie. Le recueil sera suivi par Le dur désir de durer, Une longue réflexion amoureuse et Poésie ininterrompue. Mais le bonheur est bref. Nusch meurt subitement, loin d’Éluard parti en voyage. Dernière image de sa muse : du train qui l’emporte, le poète aperçoit la main d’une jeune femme qui lui fait signe… Lingères légères parut le 4 juillet 1945, Nusch Éluard mourut le 28 novembre 1946.
Précieux exemplaire relié par Paul Bonet. C’est la seule reliure du maitre sur ce texte, qu’il réalise en janvier 1948 (par Desmules, doré par Jeanne). Dans ses Carnets (n° 818), il la caractérise comme « légère, élégante, sans doute un peu fade et trop molle ».
L’exemplaire est enrichi du manuscrit complet de tous les poèmes du recueil, soit 11 feuillets manuscrits, sur divers papiers de premiers jets des poèmes. C’est la seule version autographe connue de Lingères légères.
Très bel exemplaire.
Ex-libris Maurice Juill
